On fait souvent l’amalgame entre web profond et web sombre, ou si vous préférez Deep web et Dark web, or il faut remettre les choses dans leur contexte.

Le Dark Web est dans le Deep Web, il est juste plus profond.

Le fait d’accéder à des informations non indexées via les moteurs de recherche n’est pas répréhensible en soi et donc, l’utilisation du Deep web n’est par conséquent pas interdite. Cependant, c’est justement ce que l’on y fait qui peut être répréhensible. Ceci est particulièrement vrai lorsque l’on accède à des sites tendancieux mettant en avant des pratiques illicites.

On parle souvent de ce fameux réseau TOR (The Onion Router) qui permettrait de surfer de manière totalement anonyme sur la toile. Cette situation est de moins en moins vraie puisque nombre de gouvernements tentent de « désanonymiser » ce réseau en intégrant des nœuds espions (le honeypotting) permettant de révéler les adresses des adeptes de la solution (information confirmée en février 2015 par le FBI). Le principe de ce type de réseau repose sur le fait de faire passer les requêtes et messages à travers une multitude de serveurs qui appliqueront une sorte de « sur chiffrement » des données (d’où le nom « onion »), un peu à la mode couches successives.

tor-riffle

Le procédé requiert du temps, de la ressource et provoque donc un ralentissement du système.Plusieurs alternatives apparaissent comme HORNET (high Speed Onion Router Net), en juillet 2015, qui met en avant un échange d’information plus rapide que TOR. Ceci dit, les couches successives restent ordonnées et permettraient par conséquent de remonter à une adresse initiale en s’appuyant sur la corruption des serveurs utilisés. RIFFLE, élaboré par le MIT, met lui justement en avant une permutation de l’ordre de passage des messages, entrainant de fait un brouillage dans le chemin qu’empruntent lesdites requêtes.

via How to stay anonymous online | MIT News