La compétitivité dans un contexte de mondialisation peut faire émerger plusieurs interrogations. D’une part qu’en est il des spécificités françaises en termes de savoir faire? Est ce que ce savoir faire ne subit pas une fuite vers d’autres nations? Assurément oui.

Les français sont très frileux par rapport à l’acceptation de l’incertitude, c’est ce que révèle d’ailleurs le site de Geert Hoftede (psychologue néerlandais spécialisé dans la prise en compte des spécificités interculturelles) quand on prend en compte le profil culturel de la France.

Capture d’écran 2016-07-20 à 12.04.23Or dans le cadre des investissements, une certaine dose d’incertitude est incontournable.

Là où d’autres pays sont plus enclins à risquer pour obtenir potentiellement davantage, la France a toujours eu une certaine réserve.

Certes, ce n’est pas que cette spécificité culturelle qui sera à l’origine de la fuite de certaines entreprises. Il est évident que le contexte fiscal et que la dimension politique demeurent prépondérants dans les rachats et investissements des capitaux.

On nous dit souvent que si le siège est à l’étranger et que l’outil de production reste en France, le savoir faire est sauvegardé. Moui… On peut rester perplexe. Les décisions étant prises au siège, quelle est la garantie de ne pas perdre l’outil de production à terme?

Un dossier publié il y a quelque temps sur le Portail de l’IE, donne quelques exemples judicieux.

Une récente enquête de DSI annonce qu’un salarié français sur huit travaille dans une firme sous contrôle étranger.